Littérature chinoise, japonaise, vietnamienne, thaïlandaise ou coréenne : Elles sont sur vaovan.fr ! Vous pouvez retrouver des chroniques de livres qui vous aideront à faire votre choix parmi les auteurs de différents pays du continent asiatique.
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Par Nicolas le jeudi, 14 janvier 2010, 20:22 - Chine
Le destin de Tian-yi commença par un cri qui perça la nuit en 1930 alors qu'il n'avait que 6 ans.
Le jeune Tian-yi n'a alors aucune conscience des évènements et des épreuves qui l'attendent, mais c'est au cours de cette nuit qu'il dut apprendre à vivre avec l'idée qu'il était étranger à lui-même.
Nous terminerons l'année avec un simple lien vers 3 poèmes de François Cheng que vous pouvez retrouver sur Canal Académie.
François Cheng est rentré à l'académie Française en 2002, Poète, écrivain, calligraphe, son œuvre est singulière tant elle fait figure de pont entre la culture chinoise et la culture française.
Je reviendrai très prochainement sur son livre "Le dit de Tian-yi" qui reçut le prix Femina en 1998.
Si "Vraie lumière née de vraie nuit" alors j'ai bon espoir qu'en 2010, ce site retrouve un rythme de publication normal.
Une plage, un couple, morts.
La police est formelle, c'est un double suicide. Surtout que des
témoins ont vu ces deux personnes monter ensemble dans un train à Tokyo.
Mais deux policiers sont troublés par des faits minimes. Sachant que
l'homme retrouvé mort est lié à une affaire de corruption, l'enquête
continue.
Des chiffres, des horaires, des trains, ça part au nord, au sud et le lecteur européen essaye de suivre.
Je suis carrément allée voir sur une carte... C'est un sacré jeu de
pistes dans lequel nous entraîne l'auteur. Il faut comprendre s'il y a
meurtre et si le meurtrier pouvait être sur place. Bienvenue dans une visite du Japon sur rails!
Rapide et efficace. Le lecteur se laisse guider par les recherches et
la logique de l'enquêteur. Et il en faut avec tous ces horaires de
trains!
Il est précisé à la fin du livre, que tous les horaires indiqués sont exactement ceux de l'époque.
Un fou ce Matsumoto, un fou des trains et des enquêtes.
Matsumoto est décrit par l'éditeur comme un grand auteur de roman policier d'après-guerre au Japon.
Kinu est née de parents pauvres. Comme beaucoup d'autres, elle sera vendue très jeune à une maison de geisha.
Voici les mémoires de cet enfant devenue servante, apprentie geisha, puis une des geishas les plus renommées de son quartier, pour finir maitresse de sa propre demeure.
C'est à travers les confessions de cette geisha et les commentaires de sa confidente que le lecteur découvre l'univers méconnu de ces femmes artistes.
C'est un roman très bien fait, il y a de nombreux détails et beaucoup d'explications et de traductions simultanées de certains termes japonais. Le style nous permet de nous plonger facilement dans ce petit monde sans se sentir pris au piège dans des confessions. Et pourtant, rien ne semble romancé, tout est dit de manière simple. La progression professionnelle de Kinu nous entraine tranquillement derrière elle sans temps mort.
Le jeu entre récit et passages authentiques permet au lecteur d'entrer dans la vie de cette geisha, de toucher de près aux divers moments de son existence.
J'avais peur de trouver un roman long et trop détaillé type encyclopédie. Mais je n'ai trouvé rien de cela. J'ai lu facilement et avec avidité ce livre.
Cependant, je n'ai pu m'empêcher de comparer avec le texte américain d'Arthur Golden. A part la description de la vie d'une geisha, il n'y a aucune ressemblance. Je me souviens avoir apprécié ce roman, mais simplement parce que le style et l'histoire étaient agréables. Dans ces mémoires de INOUE Yuki, c'est plus qu'une histoire, c'est une vie, une ambiance, un milieu tellement secret que sa découverte entraine le lecteur sans plus de questions.
Si l'univers des geishas et l'histoire du Japon vous intéressent, n'hésitez pas à vous plonger dans ce livre.
Dans les
grandes plaines de la Mongolie vivent de nombreux nomades autochtones mais
aussi un nombre grandissant d’étrangers qui cherchent à voler les terres et les
richesses des habitants.
Au milieu de cette lutte quotidienne, le lecteur se
rapproche d’une famille en particulier. D’abord proche des enfants, l’auteur
nous emmène ensuite vers le père de famille.
En quelques aventures, en quelques années, le lecteur
découvre en douceur cette vie de nomade.
J’ai été surprise par la vitesse à laquelle cette histoire
se lit. D’une part, parce que le texte est plus court qu’il n’y parait et
d’autre part, parce que l’écriture laisse couler notre lecture agréablement.
Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages car
l’histoire n’en donne pas le temps. Mais j’ai apprécié de suivre leur vie et
leurs aventures.
J’ai davantage aimé la manière dont l’auteur présente
l’histoire de cette famille à travers la mémoire de certains personnages.
Pour finir, à noter que le roman s’achève sur le monde
contemporain et ses changements pour rappeler la proche disparition de ces
peuples nomades.
En ce qui concerne la poésie du texte et la beauté des
descriptions que certains vénèrent, je n’en ferai pas grand commentaire. Je
n’ai pas été transportée dans ce monde, je n’ai pas ressenti grand-chose en
lisant ce roman.
J’ai aimé l’histoire, l’écriture et puis c’est tout et c’est
bien dommage.
Mais je pense que d’autres apprécieront cet univers
sauvage.
Petites précisions par rapport à l’auteur : Galsan Tschinag
est né en Mongolie, cependant il écrit ses textes soit en mongol soit en
allemand. Dans le cas de cette œuvre, il a utilisé la langue allemande.
Une œuvre réunissant quatre petits
textes très différents les uns des autres.
Le premier est une légende sur ce
fameux cœur de tigre. Le deuxième concerne une famille et ses habitudes, sa vie
bien humaine. Le troisième raconte le travaille d’un groupe de scieurs et enfin
le quatrième est un mélange de différents récits et chansons.
Je ne m’étalerai pas sur ma
critique car elle risque d’être bien mauvaise. D’une part parce que je n’ai pas
vraiment apprécié cette œuvre et ses histoires et d’autre part, parce que je
n’ai pas pu saisir l’idée principale. De ce fait, j’ai du passé à côté du style
de l’auteur.
Le seul texte que j’ai apprécié,
c’est le premier sur la légende du tigre. Bon j’ai aussi aimé le style limpide
et facile des deux textes suivants. Le lecteur est plongé dans les vies bien
plates et bien humaines de différents personnages. Mais les récits sont trop
courts, trop vides pour que j’en sois satisfaite. Et ne parlons pas du dernier
texte où je n’ai rien compris. C’est pour cela que je ne m’étale pas davantage.
Tout avis positif, ou ne serait-ce que constructif, est le bienvenue.
Je pense qu’il me faudra lire une
autre œuvre d’Nguyên Huy Thiêp pour mieux le cerner.
A quoi ressemble le rêve du village des Ding ? La vente du sang aurait du permettre au village de vivre dans l'opulence comme d'autres villes du district. Mais les rêves de richesse se sont éteints après l'explosion de l'épidémie de sida.
Un très bon livre par l'écrivain chinois Yan Lianke.
Elle est chinoise, lycéenne, passionnée de go, jeu qu’elle pratique sur la place des Mille Vents.
Il est japonais, soldat, doué au jeu de go qu’il viendra pratiquer
sur la place des Mille Vents pour espionner le peuple chinois.
A travers leur jeu, la découverte de la chair, de la guerre, ils se rapprochent lentement pour finalement se trouver.
La Joueuse de go est la deuxième œuvre de Shan Sa que je lis.
J'ai pris ce livre surtout par curiosité car j'avais apprécié le style de
l'auteur. Je n'ai pas été déçue.
La chine. Mao est au pouvoir et
les fils de réactionnaires sont envoyés à la campagne pour subir une rééducation.
C’est dans un de ces petits villages qu’on rencontre le narrateur et son ami
Luo. Ils doivent s’adapter au travail manuel mais ne se sentent pas dans leur
élément.
C’est alors qu’ils rencontrent
d’un côté le Binoclard, jeune rééduqué comme eux qui possède des livres, et de
l’autre La Petite Tailleuse.
Nos deux jeunes héros se plongent
dans les auteurs occidentaux tels que Balzac ou Hugo et en font profiter la Petite Tailleuse pour,
pensent-ils, l’éduquer.
Le village aux huit tombes tient
son nom des huit sépultures de samouraïs assassinés par les habitants. On dit
depuis que le bourg est maudit ainsi que l’instigateur du crime.
Des siècles plus tard, un
descendant devient fou et tue une partie du village.
C’est dans cette ambiance, 26 ans
après, que le narrateur est appelé au village comme héritier de cette famille
maudite.
A peine est-il au courant de cette
histoire que des meurtres commencent à frapper les habitants du village aux
huit tombes.
Il est aussitôt accusé et tente
alors de démêler l’affaire.
J’ai été attirée par le titre du
livre bien sûr et moins par le fait que c’était un roman policier. En effet,
j’ai un peu de mal avec ce genre littéraire. Mais à la différence de nombreux
livres, on ne suit pas un policier, mais juste le narrateur et héros du roman.
La police apparait rarement et l’enquêteur principal ne dit jamais rien, pose
seulement parfois quelques questions et repart. Et c’est ce que j’ai apprécié.
Tout du long c’est notre héros qui
avance dans l’affaire et qui nous embarque derrière lui. On vit donc l’histoire
côté accusé et victime.
Mais à la manière d’Agatha
Christie, à la fin du roman l’enquêteur réunit plusieurs personnages pour
révéler ce qu’il a découvert et cela seulement après que le meurtrier ait été
arrêté. C’est vrai que cela permet tout de même de mieux comprendre l’histoire
car l’auteur nous pousse parfois vers des faits irréels mais qui en fait
restent concrets.
A noter que le détective Kindaichi
apparaît dans plusieurs œuvres de l’auteur.
L’auteur est connu pour être le
modèle d’après guerre du roman policier. Il a même donné son nom à un prix
littéraire.
Avec Le Village aux huit tombes, ont été traduits en français La Hache, le koto et le chrysanthème (1950)
etLa Ritournelle du démon (1959).
Le Village aux huit tombes a été
adapté au cinéma en 1996 par Kon Ichikawa.