Ce court roman m’a fait mal jusqu’au bout. Bizarrement je ne me suis pas sentie touchée par le personnage principal, Lui. Cependant j’ai souvent souffert avec elle et je pense que cette douleur physique reflétait tout du long la douleur morale de cette jeune femme.

Elle va au devant de mutilations comme si elle allait faire ses courses et cette nonchalance rend le lecteur nerveux.

Les scènes violentes, les jeux sexuels et les modifications corporelles s’enchaînent et nous laissent éreintés.

La fin de l’œuvre laisse un goût amer sur la langue…

Je pense que c’est une nouvelle vision du Japon qu’il faut connaître, mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une œuvre japonaise majeure.

 

 

A noter que le texte a été écrit en anglais bien que l’auteur est japonais.

 

En 2003, la jeune Hitomi Kanehara a reçu pour ce livre le prix Subaru et le plus prestigieux prix littéraire japonais, le prix Akutagawa