Cette histoire a été écrite après son retour en Chine en 1930 après un séjour de 6 ans en Angleterre. Il trouve alors une situation catastrophique (menaces japonaises, trafic d'opium, volonté farouches des bourgeois de conserver leurs privilèges...), une situation si desespérée qu'elle le poussera à écrire La cité des chats, cri d'un homme qui ne veut pas voir son peuple disparaitre à cause de ses propres erreurs.

Ce n'est certainement pas le meilleure livre de Lao She, il était d'ailleurs le premier à le reconnaitre, mais pour son aspect historique et par sa force, il attirera certainement les plus curieux !

Extrait :

« Nos terres, nos maisons, nos familles, vous nous avez tout pris ! Un jour vous décretez ceci, le lendemain vous décretez cela, et plus ça va, plus le nombre des fonctionnaire augmente et plus le peuple, lui, s'enfonce dans la misère ! On nous vole et on nous trompe, et nous en sommes réduits à devenir soldats pour survivre ! Mais devenir vos soldats, c'est justement vous aider à vous remplir les poches. De ce que vous extorquez ainsi aux pauvres gens, vous gardez pour vous même la part du lion, ne nous allouant que quelques miettes, de peur que nous cessions de vous prêter main-forte ! Pourtant, lorsque les Etrangers vous attaquent pour s'emparer de vos biens, c'est nous que vous envoyez à la mort ! Aveugles que vous êtes ! Qui pourrait bien vouloir donner sa vie pour vous ? Nous n'avons, hélas ! appris aucun métier, car avant nous, vous aviez déjà recruté nos parents et, n'ayant jamais connu depuis notre plus tendre enfance que la vie de caserne, nous sommes incapables de subvenir à nos besoins autrement qu'en étant soldats ! »