Une femme nommée Shizu - Shûsaku ENDÔ
Par Nicolas le dimanche, 27 mai 2007, 15:36 - Littérature japonaise - Lien permanent

Il existe deux sortes d'hommes, ceux nés avec un coeur fort et courageux et ceux nés peureux et maladroits.
C'est l'une des convictions qui a forgée toute l'oeuvre de Shûsaku ENDÔ et qu'on retrouve encore dans ce recueil de 10 nouvelles.
Shûsaku ENDÔ accorde une large place à des épisodes autobiographiques : de son enfance à Dalian en Mandchourie, des disputes de ses parents qu'il eu beaucoup de mal à supporter, ou encore le souvenir du prêtre qui l'a tant marqué, il revient sur des moments de sa vie qui sont à la source de son oeuvre.
Pour ceux qui ont lu "Silence", la première nouvelle "Les derniers martyrs" présente quelques similitudes avec le roman de Endô. Kisuke ressemble à Kichijiro par son incapacité à supporter la souffrance physique et qui les conduira, l'un comme l'autre, à apostasier.
Extrait :
Je ne sais pas si je vous enverrai cette lettre. Je vous ai déjà écrit trois fois, mais ou je me suis arrêté en route, ou je les ai fourrées dans le tiroir de mon bureau sans jamais les poster. A chaque fois que je prenais mon stylo, je pensais qu'elles m'étaient davantage adressées, afin de calmer mon angoisse et de comprendre ce qui se passe dans mon esprit. Je n'ai rien envoyé, car en définitive je sais qu'écrire est inutile et ne m'apporte aucune réelle satisfaction. Toutefois, aujourd'hui les choses sont un peu différentes. Bien que je n'accepte pas encore entièrement ce qui s'est passé, j'ai l'impression d'y venir petit à petit.
Commentaires
Bonjour,
Bravo pour votre blog, très intéressant !
En fait, je suis tombé par hasard chez vous en recherchant de la documentation sur les mangas et anime dont je ne suis pas un spécialiste non plus... J'ai visité les liens que vous proposez et à bien en avoir " étudié " le contenu, j'ai finalement décidé... de ne pas me spécialiser. Je resterai donc idiot et loin des modes, tant pis !
Mais je me suis promis d'aller visiter ce qui concerne Nicolas Bouvier, ce voyageur que je ne connais pas non plus...
A propos de voyageurs et de belles pumes, je ne vous ferai pas l'affront de vous demander si vous connaissez le site " Marco polo "... Si jamais vous ne le connaissez pas, allez-y ! En cherchant (le site est énorme), on y trouve de la très belle poésie.
Adresse : http://www.marcopoloimaginaire.com/...
Encore bravo pour votre blog !
Bonne journée !
Philippe Costa